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>> Accueil >> Publications >> La Lettre d'Oto-Rhino-Laryngologie >> N° 340 - Mars 2015

La Lettre d'Oto-Rhino-Laryngologie

Mars 2015
SOMMAIRE ÉDITORIAL OURS ARCHIVES S'ABONNER  

AVANT-PROPOS

Ma déclaration

“Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie” (Jacques Prévert)
Les attentats meurtriers de ce début d’année nous ont rappelé à tous, et de manière cruelle, que la presse est un métier à part, précieux et possiblement fragile.
Parce que la presse d’opinion est le visage de notre société, de notre culture et de notre créativité, il nous appartient à tous de la soutenir, voire de la défendre quand elle est attaquée à travers tous ceux qui la façonnent. Car, quand une rédaction disparaît, ce sont les voix de centaines, voire de milliers, de lecteurs qui se taisent au même moment, et autant d’idées susceptibles de nous faire avancer.
Au sein de la grande famille de la presse, l’édition médicale n’est pas l’affaire d’un petit groupe d’experts : c’est notre passion et c’est le témoin, que nous souhaitons fidèle, de vos pratiques et de vos spécialités. Derrière les plumes et les ordinateurs se trouvent des hommes et des femmes de coeur et de conviction qui, à leur mesure, participent au fi l des pages à la vie de la médecine spécialisée. Sur le vif de l’actualité, comment ne pas penser que le chroniqueur de Charlie Hebdo Patrick Pelloux est aussi un médecin urgentiste ?
C. Damour-Terrasson

ÉDITORIAL

L’impression 3D : un nouveau moyen d’enseigner la chirurgie osseuse de la face

L'essor de l’impression 3D est actuellement au coeur des nouvelles techniques d’enseignement chirurgical.
Le développement des logiciels de reconstruction 3D basés sur l’acquisition des images DICOM (Digital imaging and communications in medicine, par exemple VIZUA 3D) générées par les dernières générations de scanner multi-barrettes ou de Cone Beam (Newtom 5G, par exemple) permet une précision inégalée dans la création d’images extrêmement fidèles de l’anatomie osseuse, grâce à une restitution plus précise desinformations due à l’export d’images de plus haute résolution quecelledesscanners classiques.
Dans notre spécialité sont concernés le rocher, l’ethmoïde, la pyramide nasale et le massif facial.
Cela permet la création, à partir du scanner d’un patient, demodèles anatomiques didactiques et reproductibles grâce aux nouvelles imprimantes 3D.
E. Racy

REVUE DE PRESSE

Résumés de la littérature internationale

• L’entraînement à la discrimination séquentielle diminue-t-il les acouphènes ?
• L’audition des personnes de 75 ans a-t-elle changé au cours des 30 dernières années ?
• Audition et génétique chez des personnes âgées malentendantes
• IRM de diffusion et morphométrie IRM des voies auditives centrales et du cortex auditif chez les personnes âgées
• Complications intrabuccales des traitements des cancers
M. François

ALLERGOLOGIE

Anaphylaxie de l’enfant et de l’adolescent

La fréquence de l’anaphylaxie, ensemble des réactions allergiques sévères, est en augmentation régulière depuis 30 ans dans tous les pays du monde. Malgré la publication de recommandations, sa prise en charge est loin d’être optimale. Cette mise au point analyse les définitions, la classification, la fréquence, les causes et facteurs de risque, la prise en charge en phase aiguë de l’anaphylaxie et la prévention de ses récidives.
G. Dutau

CAS CLINIQUES

La presbyacousie : situations cliniques

L’évolution démographique générale se faisant vers une augmentation régulière de l’espérance de vie, des personnes de plus en plus âgées et en meilleur état de santé consultent régulièrement pour une presbyacousie plus ou moins évolutive. Connaissant les interactions entre audition et cognition, il est licite de proposer au cas par cas les modalités de réhabilitation auditive les plus adaptées. Les situations cliniques, présentées lors du colloque 2014 de la Société française d’audiologie à Paris, illustrent les aspects pratiques les plus fréquemment rencontrés.
Un patient, âgé de 68 ans, sans antécédent notable, consulte pour des difficultés de compréhension en situation bruyante depuis 18 mois. C’est un ancien dirigeant de société qui a conservé des activités associatives régulières et voyage souvent à l’étranger. Depuis environ 3 mois, sont apparus des acouphènes bilatéraux qui le gênent peu. Il précise d’emblée qu’il ne veut pas d’appareils auditifs, car ses amis qui en ont fait l’acquisition ne les utilisent pas, et il ne veut pas que son atteinte auditive soit identifiée par son entourage.
Le bilan audiométrique est tout à fait compatible avec une presbyacousie “habituelle”.
D. Bouccara

Une symptomatologie sinusienne révélatrice d’un macroprolactinome chez un homme

Le prolactinome est un adénome hypophysaire sécrétant. Chez l’homme, il est rare et se présente le plus souvent sous la forme d’un macroprolactinome, alors que chez la femme, il s’agit habituellement d’un microprolactinome. Les prolactinomes sont le plus fréquemment évoqués devant la survenue de phénomènes compressifs caractéristiques ou devant des signes de perturbation hormonale : syndrome aménorrhée-galactorrhée chez la femme et baisse de la libido chez l’homme. Les manifestations nasosinusiennes existent, mais sont exceptionnellement au premier plan de la symptomatologie. Les auteurs rapportent le cas d’un jeune homme venu consulter dans le service d’ORL du centre hospitalier départemental du Borgou, à Parakou dans le nord du Bénin, pour une obstruction nasale et des céphalées.
Il s’agit d’un patient âgé de 33 ans, reçu dans le service d’ORL pour une obstruction nasale à bascule avec des céphalées tantôt oculo-orbitaires, tantôt temporales, souvent majorées par l’antéflexion du cou. La symptomatologie évolue sur un mode intermittent depuis 3 ans.
M.C. Flatin, K.M. Savi de Tové, S.H.R. Hounkpatin, O.H. Fatigba, U.B. Vodouhè, W. Adjibabi, B. Yehouessi

Migration insolite d’un corps étranger oesophagien

Les corps étrangers oesophagiens entraînent des symptômes polymorphes qui varient selon leur nature. Les arêtes de poisson ont pour spécificité d’avoir une symptomatologie bruyante. Cependant, dans certains cas, l’ingestion de l’arête passe inaperçue et se révèle dans un second temps par des complications. Nous rapportons un cas de corps étranger de l’oesophage avec migration insolite dans les tissus sous-cutanés de la région cervicale.
Un jeune homme de 28 ans consulte pour une tuméfaction latérocervicale gauche douloureuse associée à une fièvre. L’histoire de la maladie retrouve la notion d’ingestion d’une arête de poisson (mâchoiron) 9 jours auparavant, associée à une hypersialorrhée et à une odynophagie. Après plusieurs tentatives infructueuses d’extraction manuelle, les symptômes ont disparu temporairement avec un traitement traditionnel à base d’écorce d’arbre et de plantes suivi de massages. Quatre jours plus tard, est apparue une tuméfaction cervicale douloureuse associée à une fièvre.
F. Buraima, K.E. Badou, M. Yoda, Y.M. Kouassi, V. Melleu, M.J. Tanon-Anoh, B. Kouassi

MISE AU POINT

Les tumeurs notochordales cervicales

»» Les lésions à cellules notochordales bénignes (LCNB) sont des tumeurs rares qui ont la même origine que le chordome, mais pas la même agressivité ou le même pronostic, et doivent être connues par les chirurgiens, radiologues et histologistes car elles nécessitent une prise en charge différente.
»» La difficulté du diagnostic différentiel est liée au fait que toutes les tumeurs notochordales ont certaines caractéristiques histologiques et immunohistochimiques identiques signant leur origine embryonnaire commune et faisant porter autrefois des diagnostics erronés de chordome.
»» La destruction osseuse et l’infiltration des tissus mous au scanner, la prise de contraste à l’IRM, ainsi que les atypies nucléaires et les mitoses à l’étude histologique sont des caractéristiques spécifiques du chordome.
»» Le traitement de base des chordomes est une exérèse carcinologique, tandis que celui des LCNB consiste surtout en une surveillance guettant une éventuelle transformation maligne.
M. Chihani, Y. Darouassi, M. Touati, H. Ammar, B. Bouaïty

FICHE TECHNIQUE

Méchage des fosses nasales : actualités

Il existe des mèches de contention interne des fosses nasales et des mèches à but hémostatique, des mèches d’origine végétale, animale ou synthétiques, des mèches résorbables ou non résorbables, des mèches réservées aux hôpitaux et d’autres à usage familial …
J. Huth

CONGRÈS - RÉUNION

Actualités sur la presbyacousie : compte-rendu du 121e Congrès de la SFORL
Paris, 11-13 octobre 2014

La Société française d’audiologie a organisé une table ronde sur la presbyacousie au cours du 121e Congrès de la Société française d’oto-rhino-laryngologie et de chirurgie de la face et du cou qui s’est tenu les 11, 12 et 13 octobre 2014 au Palais des Congrès, porte Maillot, à Paris.
La presbyacousie est insidieuse. Il y a tout d’abord une diminution de la perception des fréquences aiguës, qui entraîne une altération de la hauteur des sons, puis une gêne dans le bruit, une intolérance aux sons forts, le tout étant aggravé par la diminution de la suppléance mentale. Cela peut aboutir à l’isolement, et à la dépression.
M. François

Ve Congrès Nez, Truffe et Odorat
Périgueux, 15-16 novembre 2014

La 5e édition du Congrès Nez,Truffe et Odorat, organisé par le Dr Joëlle Huth, s’est tenue les 15 et 16 novembre 2014 à Périgueux.
M. François

Colloque 2014 de la SOFRESC
Paris, 22 novembre 2014

Le colloque 2014 de la Société française de réflexion sensori-cognitive (SOFRESC) s’est déroulé le 22 novembre 2014 à Paris, au Centre médical Luxembourg. Les objectifs de ce colloque étaient de montrer l’intérêt du repérage des troubles sensoriels et cognitifs chez les personnes âgées afin de prévenir l’évolution vers des pathologies source de complications et de limitation d’autonomie, en particulier les troubles cognitifs sévères comme la maladie d’Alzheimer.
D. Bouccara

HISTOIRE

De l’art, de la science, de l’histoire et de l’otorhinolaryngologie : qui suis-je ? A…

Bien que n’étant pas médecin, je me suis toujours intéressé à votre art, et la légende prétend que j’ai été le premier à pratiquer une trachéotomie. Les textes me concernant rapportent que je soignais souvent mes proches, qu’il s’agisse de prescriptions magistrales ou de soins locaux. La guérison de mon ami le futur roi Ptolémée qui m’est attribuée est restée dans tous les écrits. Il faut dire que j’avais été à bonne école ; mon mentor était Aristote, et c’est probablement lui qui m’a parlé de ce geste salvateur. Mais à la vérité je ne pense pas avoir été le premier à avoir réalisé cette intervention ; la trachéotomie figure sur des stèles égyptiennes de la première dynastie. On y voit des patients, en position assise prêts à être opérés, 3 600 ans avant votre ère. Ce geste, qui est aussi décrit dans le Rigveda aux Indes 2 000 ans avant Jésus-Christ, fut repris par Imhotep, cinq siècles plus tard. Hippocrate, qui préconisait l’intubation par une flûte droite de berger, rejetait la trachéotomie à cause des risques infectieux et hémorragiques. Pour ma part, je l’aurais réalisée à la pointe de mon glaive pour sauver la vie d’un de mes soldats. Les circonstances diffèrent selon les auteurs. Pour certains, c’était sur le champ de bataille. Pour d’autres, le plus souvent Anglo-Saxons, qui rapportent les écrits d’un auteur grec citant lui-même un des membres de la Pléiade dont presque tout l’oeuvre a disparu : Hippocrate de Byzance (dit le Jeune), il s’agissait d’une simple fausse route après ingestion d’un os de poulet…
A. Werner, I. McGill, O. Laccourreye



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