IDENTIFIEZ-VOUS Mot de passe oublié Problème de connexion ? Inscrivez-vous
Accueil Ajouter aux favoris
Edimark
moteur de recherche PanierMon panier : 0 article

>> Accueil >> Publications >> La Lettre d'Oto-Rhino-Laryngologie >> N° 341 - Juin 2015

La Lettre d'Oto-Rhino-Laryngologie

Juin 2015
SOMMAIRE ÉDITORIAL OURS ARCHIVES S'ABONNER  

ÉDITORIAL

La rhinosculpture

Notre spécialité a pu bénéficier durant les 20 dernières années de progrès technologiques majeurs, que ce soit dans les techniques de consultation, l’exploration fonctionnelle, l’imagerie, mais également en ce qui concerne les actes chirurgicaux. La chirurgie de l’oreille moyenne a été transformée successivement par l’utilisation du microscope, puis des moteurs qui ont remplacé les gouges et les ciseaux à frapper. La chirurgie endonasale a été bouleversée par les endoscopes, les caméras, puis par les lasers, les microdébrideurs et la neuronavigation. La chirurgie parotidienne est sécurisée par la neurostimulation, et les procédés de microchirurgie ont révolutionné les grandes reconstructions du massif facial grâce aux lambeaux microanastomosés.
Une seule chirurgie est restée hors du champ de ces progrès : le temps osseux de la rhinoplastie. Certes, la partie septale et turbinale – on pourrait dire la partie fonctionnelle de l’acte – a bénéficié de l’apport de l’imagerie et des optiques endoscopiques, mais l’essentiel de la boîte du rhinoplasticien n’a pratiquement pas évolué depuis les fondateurs de cette chirurgie, l’Allemand Jacques Joseph et l’Américain John Orlando Roe à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.
E. Racy

REVUE DE PRESSE

Résumés de la littérature internationale

• Presbyacousie et rééducation orthophonique
• Les fonctions cognitives récupèrent-elles complètement après appareillage chez les personnes âgées ?
• Efficacité clinique des interventions chirurgicales pour syndrome du nez vide : revue de la littérature
• Les tumeurs parotidiennes de Whartin : chirurgie ou surveillance ? Valeur diagnostique de l’IRM fonctionnelle
M. François

ALLERGOLOGIE

La surveillance des pollens

Les pollens constituent le deuxième pneumallergène responsable d’allergies (rhinites, conjonctivites, asthme) dans les régions tempérées, après les acariens domestiques. Dans les pays nordiques, où le climat froid et sec s’oppose au développement des acariens, les 2 allergènes principaux sont les animaux et les pollens, principalement ceux du bouleau. Si le plus souvent les pollinoses sont des affections légères à modérées, elles altèrent la qualité de vie de nombreux patients, même de ceux atteints de pollinose modérée, en retentissant sur la qualité de vie, familiale et personnelle, les performances scolaires, les activités physiques et récréatives. La surveillance des émissions polliniques fournit des alertes pour les patients et les médecins, ce qui permet d’anticiper la survenue des symptômes.
G. Dutau

FICHE TECHNIQUE

Traitement du syndrome de Lucie Frey par injections de toxine botulique de type A

Le syndrome de Lucie Frey, appelé également syndrome de sudation gustative, correspond à une repousse aberrante des fibres parasympathiques innervant la parotide à la suite d'une lésion du nerf auriculo-temporal. Il se manifeste par une sudation localisée à la joue survenant lors de la mastication et apparaît plusieurs mois, voire des années après la lésion. Son retentissement est variable et peut être responsable d’un handicap social et psychologique, nécessitant une prise en charge adaptée.
Différents traitements ont été proposés : l’interposition chirurgicale préventive de fascia temporalis lors de la parotidectomie, de muscle ou de graisse ; l’application topique curative d’anticholinergiques dont l’inconvénient est de provoquer une sécheresse cutanée ; la radiothérapie en cas de tumeur maligne. L’injection de toxine botulique de type A est à ce jour le traitement curatif permettant les meilleurs résultats avec le moins d’effets indésirables.
L. Manfredi

CAS CLINIQUES

Discordance entre PEAp et ASSR : à propos d’un cas

Un enfant, âgé de 5 ans, est adressé à notre service d’ORL pédiatrique pour l’évaluation de son audition devant l’absence de langage oral.
Ses antécédents sont une prématurité à 32 SA, sans retard de croissance intra-utérin, sans réanimation néonatale, et une agitation psychomotrice. Son développement psychomoteur est par ailleurs normal avec une acquisition de la marche à 12 mois.
Le retard de langage est trop important pour être expliqué par le bilinguisme familial seul. L’enfant, qui devrait être en grande section de maternelle, ne va à l’école que 2 matinées par semaine. L’alerte sur l’audition donnée par l’école s’ajoute au doute parental préexistant.
Lors de notre consultation, l’otoscopie, qui est difficile, est normale.
M. Carlevan, H. Dumont, M. François

Kyste sous-glottique de l’adulte

Monsieur M., âgé de 49 ans, consulte pour une masse cervicale médiane prélaryngée d’évolution progressive non douloureuse. Dans ses antécédents, on note une chirurgie d’un kyste de la fibula opéré sous anesthésie générale il y a plus de 20 ans, et une coloscopie réalisée sous anesthésie générale avec intubation orotrachéale il y a 5 ans. Il ne fume pas et ne consomme pas d’alcool.
Devant cette masse cervicale médiane, une échographie cervicale, demandée par son médecin traitant, retrouve une masse d’allure tissulaire. Une cytoponction dans un but d’orientation diagnostique est réalisée : elle rapporte un matériel de type kystique épais, macrophagique, non spécifique. Le patient est ensuite adressé en ORL. À l’examen clinique, la tuméfaction est prélaryngée basse, molle, rénitente, non inflammatoire, mais fixée au plan profond, sans adénopathie, ni goitre ni nodule thyroïdien. Le patient n’a pas de gêne respiratoire, ni de dysphonie.
O. de Crouy-Chanel, B. Angelard, S. Périé

CONGRÈS - RÉUNION

47e Congrès de la Société française de carcinologie cervico-faciale
Montpellier, 5 et 6 décembre 2014

Le 47e Congrès de la Société française de carcinologie cervico-faciale (SFCCF) s’est tenu à Montpellier les 5 et 6 décembre dernier, exceptionnellement parallèlement au congrès Otoforum, à l’occasion du jubilé du Pr Bernard Guerrier. Les ORL étaient donc à tous les étages du Corum ! Les thématiques choisies pour cette édition exceptionnelle étaient les cancers de l’oropharynx et de l’oreille externe.
S. Deneuve, P. Zrounba

Réunion de printemps de l’Association française d’ORL pédiatrique
Nancy, 20 mars 2015

La réunion de printemps de l’Association française d’ORL pédiatrique a rassemblé, le 20 mars 2015, à Nancy, environ 200 ORL et pédiatres sur le thème des “Vertiges et troubles de l’équilibre de l’enfant”, sous la présidence du Dr Laurent Coffinet (Nancy), et des Prs Eugène Panosetti (Luxembourg) et Philippe Perrin (Nancy). C’était l’occasion de faire une mise au point sur la prise en charge tant diagnostique que thérapeutique de certains de ces troubles. Les vertiges sont moins fréquents chez l’enfant que chez l’adulte, avec une prévalence de 0,7 à 15 % selon les auteurs. Leurs étiologies ne sont pas les mêmes que celles de l’adulte, les 3 plus fréquentes sont le vertige paroxystique bénin idiopathique (VPBI) [19 %], la migraine (18 %) et les traumatismes (14 %).
M. François

HISTOIRE

De l’art, de la science, de l’histoire et de l’otorhinolaryngologie : qui suis-je ? B…

Très estimés docteurs,
Mon certificat de baptême précise que je suis venu au monde le 17 décembre 1770 à Bonn, sur les terres du grand électeur de Cologne. J’ai très tôt été destiné à la musique. C’était une affaire de famille ; mon grand-père chantait dans les choeurs de l’église à Bonn et son fils, qui enseignait le violon et le piano, suivit la même voie. C’est lui, mon cher père, qui m’inculqua les bases. Sa sévérité envers moi est connue et j’ai versé bien des larmes sur le clavier de mon piano d’apprenti. Christian Gottlob Neefe, l’organiste de la cour, prit le relais de mon éducation musicale et grâce à lui je parachevais mes études. Devenu un virtuose du piano, ami et élève de Joseph Haydn, je m’installais à Vienne en 1792. J’étais un pianiste de salon très apprécié par toute la noblesse locale, et Haydn m’initia à la direction d’orchestre et à la composition. Très en vue, je pouvais espérer une brillante carrière sans nuages.
A. Werner, I. McGill, O. Laccourreye



LIENS UTILES CULTURE GENERALES INDEX BOUTIQUE CALENDRIER DES CONGRÈS