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>> Accueil >> Publications >> La Lettre d'Oto-Rhino-Laryngologie >> N° 339 - Décembre 2014

La Lettre d'Oto-Rhino-Laryngologie

Décembre 2014
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ÉDITORIAL

Le “cough hypersensitivity syndrome” : une nouvelle approche de la toux chronique de l’adulte

La toux chronique, définie par sa durée de plus de 8 semaines, est fréquente. Représentant jusqu’à 30 % des consultations en pneumologie, elle peut poser de difficiles problèmes diagnostiques et thérapeutiques : en effet, certains patients ont une toux réfractaire rebelle à tout traitement qui impacte fortement leur qualité de vie et représente un véritable casse-tête pour leur médecin.
E. Escamilla, N. Roche

REVUE DE PRESSE

Résumés de la littérature internationale

• Fiabilité du cone beam pour vérifier la bonne position d’un implant cochléaire
• Endoscopie du sommeil et indications chirurgicales dans le SAOS
• Survie des patients qui ont un carcinome épidermoïde dû au papillomavirus
• Chirurgie thyroïdienne par voie endoscopique avec incision périaréolaire
M. François

ALLERGOLOGIE

Une curieuse allergie nasale

Les 2 causes principales des rhinites allergiques sont les acariens de la poussière de maison et les nombreux pollens émis par les graminées, les arbres et les diverses plantes herbacées. L’expérience professionnelle indique que les acariens et les pollens sont responsables de plus des deux tiers des rhinites allergiques, mais il existe de nombreuses autres causes…
G. Dutau

CAS CLINIQUES

Tuberculose laryngée et grossesse

Malgré les nombreuses initiatives visant à combattre la tuberculose (OMS, programmes nationaux antituberculeux, etc., et surtout le traitement basé sur la streptomycine), celle-ci a connu une progression non négligeable ces dernières années au Mali. Cela est lié à diverses causes comme l’infection à virus de l’immunodéficience humaine (VIH), l’insuffisance de l’offre de soins primaires, la pauvreté, les conditions de l’habitat, etc. La tuberculose laryngée est la plus fréquente des affections ORL provoquées par le bacille de Koch. L’atteinte laryngée peut être isolée ou s’inscrire dans un contexte d’infection multiviscérale. Compte tenu de son évolution clinique souvent particulière, sa présence chez une femme enceinte favorise des complications, comme évoqué dans la présente observation.
Madame A., 28 ans, enceinte de 9 mois, consulte pour une dyspnée laryngée grave. Elle était enrouée depuis quelques années. Au cours des dernières semaines, sa respiration s’est considérablement modifiée, devenant de plus en plus difficile. Elle a une légère odynophagie et tousse souvent. Elle ne se plaint pas d’otalgie et n’a jamais eu d’hémoptysie. Selon la famille, quelques médicaments avaient été proposés au poste de santé villageois le plus proche, qui n’ont pas amélioré son état. L’état général de la patiente est altéré avec une fièvre oscillante. Elle ne présente aucun antécédent particulier.
H.B. Sacko

Amylose rhinopharyngée : une cause rare d’obstruction nasale

L’amyloïdome, ou tumeur amyloïde, ou amylose pseudo-tumorale est une amylose primitive, très rarement rencontrée en pratique clinique. De localisation ubiquitaire, son siège au niveau de la sphère ORL, et en particulier dans les cavités nasosinusiennes, est exceptionnel. À travers l’étude d’un cas clinique, nous rapportons notre conduite à tenir diagnostique et thérapeutique.
M. H, 82 ans, aux antécédents marqués par une insuffisance coronarienne, a été adressé en consultation pour le bilan d’une hypoacousie gauche (surdité mixte avec Rinne de 15 dB à gauche et tympanogramme plat). L’examen clinique a conclu à une otite séromuqueuse gauche liée à une lésion bourgeonnante du cavum centrée sur le relief tubaire homolatéral. L’IRM du cavum a objectivé une petite lésion non infiltrante au niveau de la fossette de Rosenmüller, prenant modérément le contraste, sans adénopathie cervicale ni rétropharyngée satellite, dont la biopsie faite en consultation a retrouvé de la substance amyloïde.
W. El bakkouri, G. Belange, I. Boujemla, S. Benzakin, D. Ayache

MISES AU POINT

Maladie de Ménière : explorations et traitement

» La maladie de Ménière ne se présente pas toujours avec la triade symptomatique : vertiges, acouphènes, surdité. Parfois, les signes sont plus frustres et le diagnostic reste difficile avec les explorations fonctionnelles classiques : vidéonystagmographie, audiogramme, video head impulse test, potentiels évoqués sacculocoliques myogéniques et imagerie par résonance magnétique (IRM) 2 Tesla. De nouvelles explorations pourraient nous permettre de préciser le diagnostic : le test Elios de la société Echodia, la tympanométrie multifréquentielle, l’IRM 3 Tesla visant à mettre en évidence un hydrops au niveau de l’oreille interne.
» Une prise en charge thérapeutique adaptée et la plus conservatrice possible est indispensable devant le caractère très invalidant de cette pathologie.
S. Imbaud Genieys

Pourquoi et comment traiter la rhinosinusite chronique des patients atteints de mucoviscidose ?

» L’atteinte ORL au cours de la mucoviscidose participe à la dégradation pulmonaire et apparaît potentiellement comme le premier site infectieux de la maladie.
» Il existe une concordance des bactéries entre les sinus et les bronches chez les patients atteints de mucoviscidose.
» Une surveillance étroite du portage bactérien et de l’accessibilité des traitements locaux aux méats moyens (lavages de nez, DNase, antibiotiques) est impérative afin de détecter et traiter l’infection sinusienne idéalement avant la contamination bronchique.
» L’ethmoïdectomie radicale comprenant une maxillectomie médiale associée à un traitement antibiotique local peut permettre l’éradication des bactéries.
V. Prulière-Escabasse

FICHE TECHNIQUE

Mesure du débit inspiratoire de pointe : évaluation quantitative simple de la filière aérienne supérieure

L’ application clinique de la spirométrie pour évaluer l’obstruction des voies aérodigestives supérieures (VADS) est rare, la mesure du débit inspiratoire par la spirométrie classique restant complexe.
L’évaluation d’une obstruction des voies aériennes supérieures (VAS) est basée sur la clinique et la fibroscopie principalement, sans outil simple quantitatif, contrairement au peak flow pour les asthmatiques. Ces derniers utilisent aussi un débimètre mesurant les débits inspiratoires pour tester l’efficacité des molécules thérapeutiques inhalés. Cet appareil (In-Check Dial, HS Clement Clark International Ltd), peu coûteux (30 euros), est également indiqué pour mesurer l’obstruction nasale. Nous l’avons utilisé pour mesurer le débit inspiratoire de pointe (DIP) dans un but de quantifier la filière des VAS, et démontré son aide dans les décisions de décanulation après chirurgie des VADS. Un DIP ≥ 40L/min avec canule fenêtrée et ≥ 60L/ min sans canule est ainsi apparu comme un seuil de critère pronostique d’un succès de décanulation.
S. Périé, J. Guerlain, J.A. Sanchez Guerrero

CONGRÈS - RÉUNION

121e Congrès de la Société française d’oto-rhino-laryngologie
Paris, 11-13 octobre 2014

Le 121e congrès de la Société française d’oto-rhino-laryngologie et de chirurgie de la face et du cou s’est tenu les 11, 12 et 13 octobre 2014 au Palais des Congrès, à Paris, sous la présidence du Pr Olivier Sterkers (hôpital de la Pitié-Salpétrière, Paris).
M. François



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